Kona: du rêve à la réalité pour coach Julien

November 6, 2019

 

 

«Il y a des comptes rendus qui prennent plus de temps à écrire… Le genre de compte rendu qui te permettent de réaliser l’ampleur du chemin parcouru…»

 

Il serait tout à fait impossible de résumer mes 7-8 dernières années de préparation pour me rendre à ce fameux World Championship Kona 2019 mais certaines étapes me paraissent importante! 

 

1ère étape : Apprendre à Nager.

Croyez-le ou non mais c’est Joffrey, actuellement coach pour BartCoaching qui m’a appris les bases après avoir observé ma simili-noyade lors de ma tentative de traverser une piscine de 25m…. Je vous jure, il y a pas si longtemps, je n’ai pas réussi à faire un 25m en continue et je compléter un 400m (après quelques séances) en plus de 11min…….

 

2ème étape : Comprendre les rouages du triathlon.

De nombreux coach rencontrés au fil des années ont influencé mon parcours. Chaque rencontre est enrichissante même si elle est éphémère.  J’ai ainsi affiné mon approche, ma préparation et ma philosophie du triathlon.  Bart, notre coach en chef, est une bibliothèque complète sur l’entrainement. La formation continue depuis plusieurs années a été la touche finale m’ayant permis d’atteindre le graal tant convoité par de nombreux athlètes : Le slot pour Kona.

 

3ème étape : Avoir une gang de chum aussi crinqué que toi

Performer seul est impossible. J’ai bâti ma progression sur des trainings réalisés en groupe quand cela était possible. En vrac, je retiens des nages de fou avec mon poulet Dom Gadbois, des cap ridiculeusement vite avec Jof Renaud… Comme un 16-17km en intervalles à 3’00/km ET ma toute première ride de bike avec Alain Gauthier : Un 30km à 29km/hr de moyenne…. On était fou comme deux enfants devant un popsicle!!

 

 

 

« Bref, le chemin a été long mais la récompense a été monumentale… »

 

Pas de stats sur mon fitness, pas de détails en chiffres de ma course, je vais me limiter à l’expérience de cette course. Qu’on se le dise, j’y allais juste pour ça!

 

L’Ambiance : Tu prends l’Ironman de Tremblant, tu multiplies par 10, tu étales ça sur 2 semaines, tu ajoutes du soleil et l’océan. C’est fou. Kona vit au rythme des Worlds. Le monde est en forme, le monde est beau, le monde est gentil… Ouin, je faisais un peu tâche au milieu de tout ça!!!

 

La course : Je pourrais écrire un roman au complet voir même plus… Mais les moments croustillants sont sûrement bien plus intéressants pour vous!

 

  • La nage… La nage… La nage… Comment dire… Je me suis senti comme un touriste pas à sa place! Je néglige depuis longtemps cette discipline et Kona ne pardonne pas. Malgré un bon temps (pour moi) à IMMT avec un 1h03, je n’ai pas pu garder mon momentum jusqu’à Kona faute de temps. Ajoutez-y : un léger retard pour se rendre à la ligne de départ située à environ 200m du bord de l’eau…, une petite houle fatigante qui nuît à mon repérage, une incapacité à nager droit et des nageurs chevronnés qui me passent par-dessus comme si j’étais une simple sardine au milieu d’un band de requin… Cela donne ma pire nage à vie et (je l’ai appris hier) la dernière ou avant-dernière place de mon AG!!! WTF!!!!

 

  • Transition #1, ma montre n’a jamais voulu partir. Je ne connais donc pas mon temps (une chance!). Je me dirige vers la tente des «Bike Gear» et je constate rapidement que mon sac n’est pas là… Les volontaires sont super gentil mais n’ont aucune idée de comment m’aider. Je prends 2s pour réfléchir : Mon Casque est sur le bike et mes chaussures aussi (Ne me demandez pas pourquoi mais j’ai décidé à la dernière minute, la veille de la course, de laisser mes chaussures sur mon bike… OUF!!!). Je pars donc comme un touriste en rage sur le parcours de vélo.

 

«Gros détails : je n’ai pas mes bas et je vais devoir faire le bike et la cap pieds nus dans les chaussures…»

 

  • Portion Bike, ma stratégie est claire. Easy sur l’aller (vent de dos) et maintiens de l’effort au retour. Je dépasse les fameux requins de tantôt. En contrôle tout le long sur mon Argon 119 qui roule quasiment tout seul. C’est tellement facile sur les 95 premiers km que je me demande si je suis trop conservateur. Le retour confirmera que ma stratégie est bonne : Je dépose tout le monde et réalise à 2-3min prêt le même split que mon 1er 90km alors que j’ai maintenant le vent de face. Je suis frais comme une gazelle en déposant mon bike. Mais à Kona, les choses sérieuses débutent à la cap (Parlez-en à certain pro que je ne nommerai pas!)

 

 

  • Avec Coach Alain, on avait ciblé un pace raisonnable lors de nos quelques tests les jours précédents la course : 4’45-5’00. Les raisons : Chaleur, humidité, parcours en plein soleil et mon fitness de cap nettement plus bas qu’à tremblant considérant l’arrivée de mon nouveau Boss à la maison le 20 septembre!

 

Je pars sur le parcours de cap après une transition express. Le constat est rapide, mes pieds mouillés + Absence de bas + ma tendance à faire des ampoules vont me donner du fil à retordre. Après 5km, je dois alterner marche/course car je ne suis plus capable de tolérer la douleur. L’abandon pointe son nez… Un DNF à Kona… ARKKK.

 

 

 

Mais, par je ne sais quel miracle, je suis capable de poursuivre. La douleur est ON/OFF entre les stations de ravitaillements. Je conserve mon pace autour de 4’45-4’50 et je suis en mesure de dépasser BEAUCOUP de coureurs dans le chemin de croix qui mène au Energy Lab. C’est la 1ère fois que je suis aussi lent en CAP mais le pace est largement suffisant pour conclure mon Ironman en bas de 10h. Quelle journée!!

 

Un Ironman ne se déroule jamais comme prévu, mais l’avantage c’est que ça reste gravé à jamais dans ta mémoire… et tes pieds!

 

 

 

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